L’audience de ce 21 février 2025 accordée par le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III à S.E. M. Salem Saeed Musabbeh Almahyoubi Alshamsi, Ambassadeur des Emirats Arabes Unis au Cameroun a permis d’exploration des opportunités de coopération sectorielle entre les deux pays dans le secteur des PMEESA.
Au cours de l’audience, apprend-on, les deux personnalités ont échangé sur les dispositifs mis en place par le Gouvernement émirati pour permettre au secteur productif de répondre au défi actuel de la diversification, au cœur de la croissance économique.
Il a également question d’échanger sur l’écosystème entrepreneurial émirati notamment les outils de promotion de l’innovation et de financement des entrepreneurs et les axes de collaboration possibles. De même, la participation des salons, foires, forums et autres manifestations à caractère promotionnel organisées par l’un et l’autre pays a été au centre de la rencontre.
L’audience avec le MINPMEESA a principalement servi à mettre en lumière les atouts de l’économie camerounaise et à explorer les opportunités qu’offre le Cameroun pour des investissements et des partenariats d’affaires.Il faut noter que les Emirats Arabes Unis bénéficient d’une plus grande diversification de l’économie par rapport à ses voisins producteurs de pétrole. Ils disposent des réserves financières importantes et une forte offre d’organismes de financement des PME innovantes et des startups (Crowdfunding, capital-risque). La stabilité politique et un environnement commercial favorable constituent également un atout.
A titre d’information, l’économie des Emirats Arabes Unis est étroitement liée à l’industrie du pétrole et du gaz. Toutefois, depuis 2013 et en raison de l’épuisement prévu des réserves pétrolières, le Gouvernement cherche à diversifier ses sources de revenus par le développement de l’industrie touristique.
Bon à Savoir :
Au Cameroun, les entreprises individuelles se financent principalement par autofinancement (61.5 %), emprunts bancaires (46.2 %), augmentation du capital et tontine (38.5 %). Les sociétés en non collectif se financent par augmentation du capital, emprunts bancaires et tontine (50 %).
Les SARL recourent plus aux emprunts bancaires (71.4 %) et à l’augmentation du capital (66.7 %) et l’autofinancement (50 %). Les sociétés anonymes se financent plus par emprunts bancaires (74.1 %), augmentation du capital et autofinancement (55.6 %). Nous observons que plus la taille de l’entreprise est grande plus elle recourt à l’emprunt bancaire et aux avances des associés.

